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Non la France de l'an 2003 n'est
pas celle de la sociale démocratie insipide et consensuelle,
avachie devant son canapé et Star Academy ! La résistance
a un nouvel emblème, Fred Alpi, le José Bové
musical !
Ce nouvel album du troubadour
franco-alemano-suédois, au titre évocateur,
"les chiens mangent les chiens", revendicatif,
mordant et un brin nostalgique, pourrait bien devenir le
catalogue des hymnes alter mondialistes.
Revendicatif car la pensée
de Fred Alpi, exalte l'utopie, le refus de la politique
"les domestiques technocrates récitent à
gauche comme à droite le bréviaire de l'ordre
établi" ou "Jean-François B, social-démocrate"
plein de dégout pour le citoyen lambda, la parité
homme - femme (macho féministe). Bref tout le monde
il est peut être beau, tout le monde peut être
gentil mais la révolution d'abord !
Mordant par la sonorité
rock qui punche les slogans anars, nettement influencée
par Noir Désir et la scène alternative française
des années 80' (mais quelle école !), On regrette
cependant que les compositions ne soient guère plus
originales, un signe identitaire sans doute…
Nostalgique, on a l'impression
d'entendre Trotsky chanter avec les Béruriers Noirs
et cela ne nous rajeunit pas !
Fred Alpi nous offre aussi un
bel objet noir et rouge (bien sur !), sympathique à
lire (avec traductions de l'intégralité des
textes en anglais s'il vous plaît) dont le layout
très agréable et bien réalisé,
ce qui est aujourd'hui assez rare pour le souligner.
Ne manque qu'un seul morceau :
"C'est la lutte finâââlleuh...."
7/10
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