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Fred Alpi chante des textes déchaînés.
Indignés, rageurs, offensifs, rouges et noirs. Des exemples ?
“ Les pantoufles de Jean-François font chaque jour plus
de dégâts que n’importe quel bruit de bottes. Il
ferme sa gueule et il vote. Il ne défile jamais dans la rue.
Préfère rester assis sur le cul devant l’écran
qui lui dit quoi faire pour être consommateur exemplaire ”.
Fred Alpi joue une musique déchaînée.
Rapide, dure, énervée. On peine à croire que le
quatuor infernal voix guitare basse batterie puisse encore s’exploser
aussi brutalement. Des exemples ?
La réalisation du disque confiée (à nouveau) à
Alexander Hacke (Einsturzende Neubauten) ou encore les racines punk
et industrielles du suédois international Fred Alpi, provisoirement
parisien après de marquants passages à Amiens, Bruxelles
et Berlin, dont il a su extraire la quintessence bruitiste.
Fred Alpi est déchaîné. A moitié à
poil, il ne ménage pas sa transpiration dans des concerts fracassants
et des albums déterminés : Après Ici et maintenant
, Les chiens mangent les chiens. Sur son propre label, ça va
sans dire. Est-ce qu’il ne veut plus de chaînes ou quoi
?
Et pourquoi pas ? “ Utopies d’aujourd’hui, réalités
de demain, quelques lumières dans la nuit éclairent mon
chemin ”. Optimiste, en plus.
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